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Centrale nucléaire de Braud : réparation des conduites de rejet des effluents liquides dans l’estuaire de la Gironde

lundi 7 décembre 2020

Les travaux de réparation des 2 conduites de rejet de la centrale nucléaire de Braud-et-Saint-Louis ont fait l’objet d’une enquête publique du 12 octobre au 4 novembre 2020.
Pourquoi ces énormes conduites (4,3 mètres de diamètre ) de rejet des eaux de refroidissement et des effluents liquides (de nature radioactive, chimique et thermique) dans l’estuaire, doivent être réparées ? C’est parce qu’elles fuient, et cela depuis 2008 !
A ceux qui doutaient de la réalité du vieillissement des installations nucléaires, en voici une éclatante démonstration.
Etonnamment, la Commission Locale d’Information Nucléaire du Blayais (CLIN), à laquelle nous appartenons, n’a jamais été informée préalablement par EDF, ni des fuites sur les conduites de rejet, ni du chantier, ni de l’enquête publique : bonjour la transparence !

La solution retenue par EDF consiste à réduire les 4 fuites principales par l’extérieur en aménageant un confinement des conduites par des matériaux de remblai. Il s’agit, selon EDF, d’une solution non pérenne, mais au coût (5,6 M€) amortissable avec la durée restante d’exploitation des tranches nucléaires. Les travaux de réparation, se déroulant au sein du site Natura 2000 FR7200677 « Estuaire de la Gironde » et du Parc Naturel Marin de l’estuaire de la Gironde, ont nécessité des études d’impact, qui concluent à l’absence d’incidence significative permanente sur les milieux naturels et la biodiversité.
A noter l’absence d’avis de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et de démonstration de la compatibilité des travaux avec le fonctionnement de la centrale.
Le commissaire enquêteur a émis un avis favorable.

A l’heure où l’Autorité de Sûreté Nucléaire propose au public une consultation par internet sur son projet de décision relative à la prolongation de la durée de vie des réacteurs de 900 MWe (dont les 4 réacteurs du Blayais), cette affaire de fuites fait désordre. [1]

Pour rappel, le premier réexamen périodique (ou quatrième visite décennale - VD4) sur le site du blayais débutera en 2022 avec le réacteur 1.

Mise en ligne du 07/12/2020
Mise à jour du 08/12/2020