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Installation des agriculteurs : du nouveau.

samedi 20 octobre 2012

Le soutien à l’installation des agriculteurs peut aussi permettre de produire localement des aliments sains, créer des emplois en zone rurale et périurbaine, protéger les terres agricoles de la spéculation et préserver les milieux naturels.

Tout le monde peut s’installer en agriculture s’il en a les moyens financiers.
En l’absence totale ou partielle de ces derniers la solution passe par l’emprunt à taux plus ou moins bonifié en fonction du statut.
C’est là que la situation se complique : il faut faire appel au dispositif d’installation qui est géré par les différents partenaires de l’agriculture. Il conditionne l’autorisation d’exploiter et l’accès aux prêts bonifiés au respect d’un certain nombre de critères. Agé de moins de 40 ans, le candidat se voit reconnaitre le statut de JA (jeune agriculteur) qui lui donne des facilités financières : dotation et prêts bonifiés. Mais il faut également avoir le diplôme minimum requis et présenter un projet d’installation conforme à la SMI (surface minimum d’installation). Ce projet fait également l’objet d’une étude comptable qui montre sa rentabilité. In fine, c’est la CDOA qui accorde le permis d’exploiter.
De fait, les critères actuellement en vigueur limitent voire empêchent l’installation d’un certain nombre de candidats. Soit les surfaces agricoles prévues sont considérées trop faibles, ou les productions envisagées sont hors des filières reconnues. Ces candidats ont souvent de faibles moyens financiers : c’est donc le coût d’achat du foncier qui constitue un obstacle majeur. Bien des projets sont ainsi dans l’impasse alors même que des terres ou exploitations sont vacantes, que des agriculteurs ne trouvent pas de repreneurs, que les candidats à l’installation sont relativement nombreux.
Face à ce constat, l’association Terre de Liens Aquitaine (TDLA) intervient depuis 2010 auprès des candidats à l’installation qui le souhaitent. Pour les appuyer dans leurs démarches administratives, les conseillers dans leurs choix techniques et surtout alléger le poids financier lié à l’achat du foncier. Si le projet est retenu, TDLA peut se porter acquéreur des terres qui seront ensuite louées à l’agriculteur.

Bien sûr, TDLA a sa propre conception de l’agriculture qui doit être agroécologique. Ainsi le bail sera un BRE (bail rural environnemental) et les pratiques culturales seront celles de l’ AB. Par son action, TDLA compte contribuer à protéger les terres agricoles de la spéculation, produire localement des aliments sains, préserver les milieux naturels, créer des emplois en zone rurale et périurbaine.

A. Schreiber